Notre établissement

Notre histoire, du couvent à Jean Nicoli

Un même lieu raconte la Corse : religion, pouvoir, caserne, école... et le nom d’un résistant auquel nous rendons hommage.

Vue extérieure du lycée Jean Nicoli à Bastia
Patrimoine vivant : le bâtiment porte les strates de trois siècles d’histoire insulaire.

Du XVIIIe siècle à nos jours, ces murs ont abrité une mission lazariste, les institutions après le rattachement à la France, puis une longue période militaire avant de redevenir un lieu d’enseignement.

En 1982, le lycée professionnel prend le nom de Jean Nicoli (1899–1943), instituteur et figure de la Résistance corse, fusillé à Bastia.

XVIIIe siècle

Construction d’un couvent pour les Prêtres de la Mission Lazariste. Architecture religieuse, voûtes et lieux de recueillement ; naissance de la vocation éducative des lieux.

1769

Siège du gouvernement de l’île après le rattachement de la Corse à la France : le bâtiment devient un pôle administratif stratégique.

1789 - Révolution

Réquisition en caserne militaire : dortoirs, salles d’armes, entraînements. Une fonction qui marque le site pendant plus d’un siècle et demi.

1950

Retour à l’école : création du collège Marbeuf. Salles de classe, laboratoires, équipements neufs pour les jeunes Bastiais.

1982

Lycée d’enseignement professionnel et nom de Jean Nicoli, symbole de courage et d’engagement pour la communauté éducative.

Aujourd’hui

Environ 300 élèves, formations tertiaires et services, équipements actuels et partenariats avec les entreprises, dans un cadre historique unique.

Héros de la Résistance corse
Portrait photographique de Jean Nicoli
Jean Nicoli · Bastia, 30 août 1943

Jean Nicoli 1899 - 1943

Né le 25 avril 1899 à Bastia, instituteur, il s’engage tôt contre le fascisme et les occupations italienne puis allemande. Membre actif du Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la Corse, il organise la résistance, le renseignement et le soutien aux réseaux au péril de sa vie.

Arrêté en août 1943, jugé par un tribunal militaire italien, il résiste aux pressions et refuse de livrer ses camarades. Condamné à mort, il est fusillé à 44 ans. Sa mémoire incarne courage, dignité et attachement à la liberté.

Le lycée porte son nom depuis 1982 : un rappel quotidien que l’école prolonge, dans la cité, les valeurs pour lesquelles il s’est battu.